
Le poète inconnu porte un nom et vous offre ses meilleures poésies. Bienvenue sur ses poèmes! Vive la poésie libre!
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Correspondance épistolaire
Fantasme littéraire, correspondance épistolaire, attente, Avalanche de mots griffonnés du poète et de l’amante, Riche de rêves et d’espoirs, sublimés, dans leurs écrits, S’échanger leur intimité dans une lettre, qui les réunit.
Au détour des phrases anodines, leur passion se délie, Voyage sur les lignes des signes invisibles de l’envie, Les cœurs, ouverts, veulent combler le manque cruel De l’exil forcé, dans la promesse de se rester fidèles.
Griffes suggestives couronnant leur tendre communion, L’effet magique de la lecture ensorcelle les êtres aimés, Comme s’ils raturaient d’une même main, leur brouillon, Pour un courrier exhalant qu’il ne se sont jamais quittés.
Belle inconnue
Tu traques sur Internet l'âme frustrée d'un vieux poète, Tu bois l'encre de sa plume et tu lui vois des ailes, Blessé, ému, il t'envoie un poème avec trop de zèle, Nulle caresse, en retour, cruelle, insatiable, muette. J'attends, en me blessant, juste un encouragement, Ou, simplement, savoir, qui es-tu, réellement? Pourquoi, tes yeux fixés sur l'imprudent rêveur, Ne veulent dévoiler ce que tu as au fond du cœur? |
Réveil
Ce matin, je me suis réveillé avec cette impression étrange, que ma vie ne recommencerait plus comme tous les autres matins, journées rythmée et ballottées dans un ronron quotidien, débordantes d'ennui jusque tard dans la nuit Sans jamais avoir cessé de jouer les empêcheurs de tourner en rond, ce matin j'ai voulu mettre de la distance entre moi et "je"; J'ai décidé de sortir de moi et de me mettre à courir loin de ma raison; je décide ainsi de franchir cette distance qui me sépare du danger et enfin d'oser, d'oser m'en aller, homme aux pieds fragiles, à la recherche de mon vrai moi. Je m'en vais donc chercher mon véritable moi chez les autres qui me renverront fatalement à ma pauvre image. Je demande à la femme de ma vie ce qu'elle pense de mes élucubrations? Elle me regarde, amusée puis un petit peu inquiète, elle me demande: tu m'aimes? Je me rends compte qu'il ne me faudra pas aller bien loin pour me retrouver à travers l'autre, car il n'y a pas plus belle image que celle reflétée par l'être aimé. J'avance avec toi, ombre de moi-même, chercher ma destinée, Je traverse la vie sur la digue de mes égoïsmes pour t’accompagner, dans le simple naturel d'une femme, arrachée au sommeil.
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Chant sous la lune La bretagne
Les sorties cinéma Programme télévision Source Dictionnaire en ligne : MSN France
Pénible attente J’attends les jours, je compte les heures, Lents égarements égrenés au fil du temps, Invisibles secondes martelant mon cœur, Ton amour précieux est mon seul présent. Horloge déréglée aux regrets de mes soupirs, Son aiguille s’est plantée dans mon désarroi, Me figeant dans une perspective d’avenir, Ma vie n’a de sens, que, si tu es avec moi. Mon soleil embrase ta neige enchanteresse, La pénible attente hante mon impatience, Mon vertige a la langueur de tes caresses, L’éternité au miroir de notre appartenance.
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LETTRE
Je pourrais par des mots colorés réchauffer nos cœurs brûlés, séparés, consumés par la déraison de ma passion. Mais déjà, aveuglé par la flamme de mon égoïste désir, je n'ai su voir à la lueur de ta tendresse l'ombre de ce malaise reflétée par ma condition d'homme encagé. Ainsi si je prends le parti de t'écrire cette lettre, c'est juste pour te dire, que nous deux, nous avons encore à nous connaître, car s'il faut parfois se perdre pour mieux se retrouver, tu m'as montré aussi qu'il faut parfois se séparer pour mieux se redécouvrir. Je me suis donné pour ne recevoir qu'une partie de moi-même entrevue par la femme que j'aime, et cette partie, hélas était pour toi déjà perdue d'avance. Tu n'y as vu que bruit, fureur, exubérance. Il ne te fut pourtant pas facile de repousser mes avances, partagée entre plaisir et souffrance. je t'attendrai, solitaire, assis au bord du vide. LETTRE
On m'a parlé d'une vieille femme qui connaissait le secret des étoiles et beaucoup d'autres choses encore. Alors j'ai décidé d'aller la voir, et la rencontre eut lieu.
Je me hasardais à lui poser la question suivante: Comment faire pour de nouveau voir, réapparaître, à ses cotés, la femme que l'on aime le plus au monde?
Elle me répondit d'une voix grave et profonde: si, j'ai bien compris ton interrogation, l'amour que tu chéris de ton âme, ensanglantée, s'est enfui loin de toi, dans le royaume des morts. Te voilà, maintenant, suspendu au balancier du temps, petite aiguille déréglée à l'horloge de la désespérance, quêtant de l'intriguant hasard, le retour à la vie de ta bien aimée.
C'est bien cela lui répondis-je, mais je ne mendie pas son retour, ni ne me réfugie pas dans une quelconque idolâtrie à son endroit, ce qui pour elle serait peu agréable. Pourtant, animé par un sentiment si fort, je dévorerais tous les poèmes que je lui ai dédiés, juste pour me nourrir encore de sa présence. Vieille femme, en te posant cette question, j'ai bien peur de connaître déjà la réponse qui me dit que plus rien au monde ne me la rendra.
Comprends-tu, je suis venu à elle, les mains vides, je ne possédais rien, à part l'amour fidèle d'une femme que j'ai trahi, mais dont l'ombre mélancolique a obscurci mon horizon, planant le doute sur les rayons de mon nouveau soleil. Ébloui, j'ai épousé l'intelligence de la beauté et la volupté de ses caresses, mais aussi le coeur d'une femme, qui, lasse des lâches soupirs et des lâches prières des hommes, se révèle, certes blessé, mais entier. Et, du talentueux amant que je fus, je ne sus pourtant être différent de ces hommes, qui, poussés par leur exigence du partage, soit en demandent toujours trop ou n'osent pas assez. Alors, moi, qui n'est plus rien à perdre, dois-je prendre les armes et provoquer les ténèbres pour la faire sortir de sa nuit? Ou peut être m'en juge t'elle indigne et devrais-je accepter de la perdre pour la nuit des temps?
Écoute, me dit-elle: tu es affamé et elle s'imagine être plus forte que toi. Une femme, qui a soif de libertés nouvelles ne peut s'enfermer dans une liaison stérile, c'est peut-être, par amour pour toi qu'elle décida de mettre fin à votre belle aventure.
De plus, tu fus maladroit en ne traduisant pas ses longs jours de silence, ta peur de la perdre fut ta perte. L'amour n'est pas un dû mais une conquête incessante, un surpassement de soi dans l'élévation de l'autre. Ce n'est pas vos cœurs qui ont réagi, mais vos ego blessés. N'oublie pas que l'amour est un miroir, reflétant souvent l'image que nous voulons bien voir de l'autre, qui, au début nous satisfait, mais qui, avec le temps, s'avère, hélas, souvent trompeuse. Alors les regards se déchirent, la nuit devient plus noire et le jour plus sombre! Pour vous deux, le monde s'est arrêté de tourner.
Vision terrible lui répondis-je, le monde se serait arrêté de vibrer de passion ! Car, je l'avoue, moi, qui suis venu à elle, les yeux tristes, désarmé, j'ai toujours su que je ne pourrais l'aimer sans en avoir à en souffrir, mais en caressant l'espoir de savourer dans le présent, toutes les minutes de bonheur qui m'éloigneront de cette échéance fatale. Et voila qu'aujourd'hui, les minutes sont passées trop vite et ma bien aimée est absente au cadran de mon amour, suspendu dans la fuite du temps, comme définitivement perdue. Allons, réponds-moi vieille femme, je perds patience, connais-tu un moyen pour me la faire réapparaître?
Doucement, jeune homme, modérez votre ardeur, oui, je connais un moyen et c'est un secret. L'amour aime le secret, et l'amour apprend du silence de l'autre. Lorsque autrefois, Zarathoustra vint me voir et me demanda un secret pour conquérir, la femme, "son surhomme", pour toute réponse, je lui offrais un fouet, mais toi, mon ami pour séduire ta princesse, je t'offre un bien plus précieux, la liberté.
Tu te moques de moi, vieille sorcière, qu'avons-nous à faire de la liberté ? Allons, je t'en prie, réponds-moi, je perds patience.
Bien si tu ne m'écoutes pas, entends-moi bien, au moins, c'est par la liberté que tu peux retrouver sa confiance et réveiller quelques ardeurs dans son coeur. La liberté d'accepter aujourd'hui que l'unique amour de ta vie, te haïsse, te méprise, te soit indifférente, qu'elle en aime un autre ou qu'elle te regrette. La liberté de la perdre définitivement mais aussi peut être celle de la retrouver.
Mais que puis-je faire, réellement, même ma poésie semble lettres mortes à son coeur, je ne veux pas la réinventer, ni la conquérir avec des chimères, illustrées de mots parfumés, mais par mon sincère désir de lui dire, tout simplement, qu'aujourd'hui, je pense toujours à elle et qu'elle me manque.
Ainsi pour la dernière fois, je te le demande, peux-tu me la faire réapparaître?
Et, à cet instant, un nuage épais entoura la vieille dame, puis le nuage se dissipa, la vieille femme disparut. A sa place, j'ai cru voir ton beau visage qui me souriait. |
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