
Le poète inconnu porte un nom et vous offre ses meilleures poésies. Bienvenue sur ses poèmes! Vive la poésie libre!
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Le jugement dernier Poète, qu'es-tu devenu? Regarde, ici, là Le vent, l'inconnu Précieusement romantique, Bouffon des puissants, Ta plume mélancolique, Trempée dans le sang Des martyrs et des amants Témoigne aux quatre vents Tes louanges, pauvre innocent! Demain, prisonnier de l'image Tu ne seras plus ce sage, Qui, jadis en partage Dans l'humaine aventure Dévoilait les présages De notre profonde nature. Tes vers illusoires, Le destin de l'histoire Tous ceux la qui t'invitent à la misère Prends peur et aies confiance, Ta présence, ton errance Est comme une brise légère et éphémère Comme le dernier survol de l'oiseau blessé. Poète, dans ta cage dorée, Tu ne sais plus chanter, Même si dans cet harmonieux décor Résonne encore l'éloquence sonore De tes derniers accords brisés.
Réincarnation Des siècles passés, Un visage apparaît, Des tréfonds de la mémoire, Resurgit dans l'histoire. Sur le rivage de l'éternité, Possède le regard conquérant De l'amour et la mort renaissants Des cendres du présent. Éclairant de sa présence diurne, Les crimes anciens, Les meurtres de demain, A nos esprits taciturnes, |
La réceptivité est la clef du domaine artistique, ne demandant qu'à s'épanouir sous les coups de butoir des poètes pressés par leur histoire. Étale tes idées comme de la peinture, la plume au vent, dessine les mots illustrés, parle-leur, ils s'harmoniseront sous la poussée conjuguée de tes doigts. Montre-toi dans les lignes, casse, coupe, effiloche le fil de soie detes pensées, petit à petit et à petits carreaux, construis les vitraux de ton incorporation, puis recouvre la d'un buvard et tâche de t'évaporer....................................................................................................................... ....Vite, vite, avant que l'encre noire de tes idées ne vienne éclabousser le respect des morts, ne te retourne pas devant les statues de sel de la connaissance, éponge et nettoie le tableau par l'incandescence du mot, ABSENCE.
Destinée
La tête penchée sur une culpabilisation prononcée,
Nous allons souffrir, nous allons vieillir, nous allons mourir,
Nul, n’est à l’abri de l’implacable couperet,
La main du boucher, brandie pour nous accueillir.
Un œil ouvert sur la lumière, l’autre sur l’obscurité,
Clin d’œil d’un destin sur une méfiance de Dieu,
L’ombre de l’homme se fourvoie sur les sentiers
La terre nous ouvre la tombe pour unique lieu.
La bouche décousue au fil des propos tenus,
Les évidences tissées dans l’urne contradictoire,
Nous couronnons les reflets de vertu,
Le royaume est de cendre, fin de l’histoire.
Mon frère, à genoux, sur le vide de tout,
Triste regard de l’aigle sur le mouton qu’il fut
L’amour, il y croyait comme un fou,
Mais, en face, seul, le silence lui a répondu.
Hommage à Aragon Obsession d’un poème, en hommage à Aragon Un arrêt sur image, chauve qui peut, qui sourit A cette spontanéité du regard, trouble profond, Accroché aux cheveux d’un poète qui se survit. La sonorité de la rime coïncide avec le mot juste, Bec cloué ouvrit sa gueule sur la cage de la réalité L’oiseau blessé piaille sur les branches de l’arbuste La mémoire déployant l’écho d’une plume froissée. Sur les murs invisibles où les ombres fleurissent, Le lièvre ailé se réfugia dans un terrier grimpant. Pour celui qui confia à Elsa sa servitude créatrice, Ses rimes courent à ses côtés, le cœur éperdument. Traînant son chant de vie à la phrase de son vécu, Sous la lune pâle, à la nuit mouillée des songes, Jonglant avec sa peur des mots, on l’a entendu ! Sa vérité arracha du silence la croix du mensonge.
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L'homme possédé N'es-tu pas être de la nuit Le fantôme qui me nuit, L'ombre ailée du voyageur Qui, au regard de mon coeur En décèle toutes les noirceurs. Liaison corrompue, Ami du démon, Tu offres à l'ingénu, Une infernale oraison, Un chant ensorcelant les cieux, Un homme libre, parmi les dieux. Au jugement dernier, Mon amour profané Qui, de l'âme intrépide En goûtera l'insipide Bacchanale de ta volupté. La magie noire rime, De tes plaisirs, Satan, satyre Tu n'en veux que jouir De mes peines et martyrs Tu m'en juges indigne, Pour de la brûlante union M'entendre alors te dire En signe de croix et d'abandon, Je vous haïme
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