Sous quel drapé de vécu
Se cache la belle Carlotta
Qui de son amour suspendu
Trouble mon âme, ici bas.
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Son image ainsi lovée,
Au profond de mon imaginaire,
Humide correspondance,
De mes désirs révélés,
Qui, pour la séduire et lui plaire,
Rêve de la plus belle des romances.
Au-delà des chimères,
Elle enchante ma vie.
Son corps devient lumière, Dans le verbe de mon esprit.

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Les genoux de la mort
La douleur est un sentiment authentique pour inspirer un poète,
Grave et profonde, maladie de charme, refrain alterné de la vie,
Elle nous possède, dès la naissance, cette blessante trouble fête,
Soeur de la passion, chuchotis de deuil, envoûtante mélancolie.
La poésie se révèle, aussi, courtisane s'enfiévrant pour autrui,
Feu enraciné dans la chair de l'esprit, l'amour nous ensoleille,
Être, sous la flamme, chaleur d'une espérance, le coeur rougit,
Des lettres virginales brûlent d'ardentes rimes pour leur belle.
La Libellule
Je me couche avec des mots qui sommeillent,
Solitude d’un monde utérin, où s’habille la nuit,
Ils dansent sur leurs arpèges, jusqu’à monréveil,
Je vous les livre vite avant qu’ils ne me fuient.
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Je lève les yeux au reflet d’une ombre furtive,
Saisissant son aura dans la fragilité de l’instant,
Je dessine ses traits dans une douceur évasive,
Une libellule teintée d’une ivresse d’enfant.
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Sesailes décrochent une fascination de vivre
La silhouette de l’espérance face à l’abandon,
Le défi insensé d’un poète, à l’écriture libre,
Son expression d’amour dans la communion.
Renaissance de l'anémone
Le printemps blanc au parfum des lilas
Une saison d'un rêve au soleil de l’éveil,
Terre rajeunie des premiers baisers et pas
Des amants aux fleurs qui s'émerveillent.
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Tendre apparition dans cette cour d’azur,
Les enfants gazouillent, les oiseaux piaillent,
Chaste bonheur dans cette joyeuse verdure,
Nos coeurs tiédis par la chaleur tressaillent.
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Anémone pensive au sang pourpre du songe
Les blessures de l'hiver, l'automne consolant,
Berce ses pétales au vent de vieux mensonges,
Scintillantes d'aurore, écloses pour son amant.
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L'automne
Je bourgeonne des feuilles mortes, à l'automne,
Les sons trébuchent, adieu, joli poème fleuri,
Couvercle d'un cercueil, refermé de la sorte,
Triste saison où le vent passe sur mes écrits.
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Frimousse rousse, en lèvres annonciatrices
En l'attente d'une blancheur composée d'hiver.
Mes lettres, virevoltantes, autour d'un précipice,
Combien de temps, vais-je pouvoir vous plaire ?
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Nostalgie m'entraîne sur un chant de tristesse,
Le temps reste doux, l'état d'âme s'obscurcit,
Vent douloureuxsur un spleen de vieillesse,
Romance s'essouffle au visage de ma poésie.
L'amour est notre quintessence
J’ai détaché les souvenirs de ma mémoire
Pour n’épingler à mon vieux cœur réanimé
Que les images rattachées à ma belle adorée,
Elle offre à ma vie la plus belle des histoires.
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Des heures ensoleillées, à ses tendres côtés,
Aux minutes si interminables, à l’attendre,
L’invisible dialogue, une musique d’initiés,
Unit nos deux âmes sur un air de complicité.
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Sommeil ou éveil, nos rêves sont les mêmes,
Nous voyageons sur les ailes de la confiance,
La solitude ébruite au vent tout nos «je t’aime»,
Etincelle divine, l’amour est notre quintessence

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Mon amour, ti amo
Tant pis, si le monde autour de nous,
Grimace ou fait la moue, il est jaloux,
Qu'importe ses réactions, je suis fou,
De toi, l'amour, nous deux, avant tout.
Je m'agenouille devant ton autel,
La foi retrouvée dans la ferveur
D'une union sacrée, solennelle,
La communion de notre bonheur.
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Les yeux fixés dans un doux regard réuni,
Nos mains unies pour ne plus se lâcher,
Notre rencontre, le sens révélé de ma vie,
Nos âmes liées pour une même destinée.
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Même si la mort s'avance encore,
Elle est impuissante, face au sort
Juré, de nos coeurs qui s'adorent
Promesse éternelle de l'aurore.
Divorce d’automne
Là, où l’amour vacarme,
Là, où les passions tumultent,
Tu passes, sans une larme,
Cœur cruel que plus rien ne percute.
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Autrefois, tu n’étais pas le même,
Oreille tendre, à en perdre haleine,
Tu criais des multitudes de je t’aime,
Quitte à marier l’amour et la haine.
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Espérances blanchies au fil du temps,
Dans l’extrême, tu fis le don de toi,
Grand voyage funeste pour les amants,
Gît, l’alliance que tu portais aux doigt
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Là, où nos poitrines unies se serraient de bonheur,
Là, où l’émotion teintait notre vie de belles couleurs,
Au tournant d’une rue d’octobre, fidélité mourut,
Tout ce qui a été nous, devint, alors, sans issue.
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Traque sur Internet
Tu traques sur Internet l'âme froissée d'un vieux poète,
Tu bois l'encre de sa plume et tu lui vois des ailes,
Blessé, ému, il t'envoie un poème avec trop de zèle,
Nulle caresse, en retour, cruelle, insatiable, muette.
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J'attends, en me blessant, juste un encouragement,
Ou, simplement, savoir, qui es-tu, réellement?
Pourquoi, tes yeux fixés sur l'imprudent rêveur,
Ne veulent dévoiler ce que tu as au fond du cœur.
Soupirs
Dans la juste lumière, une femme m'a fait signe de la main
Aux chutes des grands fleuves, l’eau de cascade est claire,
Se baigner dans son onde irisée fut le printemps d’un matin,
Nu, alors, je me jetais dans ses bras et oubliais refrain d’hier.
Sublime apogée, enroulés, dans une source de douceur,
Deux cœurs d’armes, démunis devant l’adversité de la vie,
Se sont liés, hors des limites du monde, pour un pur bonheur
Le tracé de nos larmes de joie avait une couleur indéfinie.
J’ai trouvé refuge au firmament de son harmonie,
Dans son ventre chaud, l’avenir s’appelait désir,
Je voulais lui offrir tout mon amour dans la poésie,
Mais son joli sourire s’est transformé en soupirs.

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Saut d'obstacles!
Que puis-je vous écrire, aujourd'hui ?
Un poème, certes, mais ne pas le rattacher à la rime,
Creusons, plus loin ! Dans le fossé de l'imaginaire,
Je suis mon propre fossoyeur.
J'enterre et déterre des milliers de vers, pourriture excrémenteuse de mon écriture sidérale.
Je décroche des étoiles dans un ciel vide.
Je suis habité d'ombres morbides.
Le souvenir putréfie le visage de l'absence.
L’astre se gonfle de rayons prometteurs,
mais, ici, je ne reçois nulle chaleur.
Pourtant, sur l'autre rive, des cavaliers m'invitent à une ballade nocturne.
J’enfourche une monture de rêve, l'espoir renaît.
Jaillissement d'étonnantes images, l'émotion prend le pas sur le sens et hennit sur la trace de l'amour.
L'usure du harnais, je porte dans mes entrailles les marques d'un éperon brûlant.
Désarçonnée, ma poésie essuie la poussière.
Saut d’obstacles, j'interroge l'oracle :
Vole crinière dorée! L'empreinte de tes sabots,
ce sont ces mots que tu trouves si beau
et ces émotions si galopantes. |



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