<>poésie de poèmes illustrés 

 Le poète inconnu porte un nom et vous offre ses meilleures poésies. Bienvenue sur ses poèmes! Vive la poésie libre!

 

L'écriture, une trace échouée et parfois conservée de notre existence

Sur la route

Poésie illustrée, textes d' Alain Meyer-Abbatucci, peintures de Carlotta Irma Preo.  Symbiose de l'art et de l'amour, où la révolte et le désir se fondent dans l’alchimie du verbe. 

Les faux espoirs mènent au désespoir

Les sentiements demeurent

En soulevant le voile du visible,

Face à ce qui se dérobe,

J'aperçois tant de leurre,

Qu'en abandon du geste,

La fuite du bonheur

Offerte comme un opprobre

Ne peut séparer l'indivisible

Passion qui nous reste,

Les sentiments demeurent.

Sur la route
 Unique inspiration du souffle, grain de poussière,
Sur les chemins de Kérouac ou d'Allen Ginsberg,
L'asphalte de la beat Génération, linceul d'hier,
 Aujourd'hui, l'imaginaire a la chaleur de l'iceberg.
-
 De la mécanique huilée d'une génération débordée,
Au grincement synthétique d'un archétype imposé,
Les cravates se ruent sur les cols d'un cou noué,
 Déglutir, vite, même si l'on n'a pas fini de s’étrangler
-
L’énergie pure dans des concentrés de rimes en boite,
Les conserves au vieux goût rouillé, de moisissures
Enveloppes d’acier serrées par des mains moites,
Poison qu’il nous faut avaler pour cracher nos épluchures.
-
Mélancolie, sous les sourcils de nuages bleus et nuages gris,
L’obscurité décèle des odeurs suspectes de décomposition,
 L’œil du dedans se moque des contours grimés, exquise folie,
 La puanteur de la vie accompagne les rêves des révolutions.

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 La belle passagère

J’ai pris un mauvais virage au col du fémur,

J’ai accidenté ma vie au ravin de ma jeunesse,

J’ai dérapé d’alcool en zig zag,

Je n’ai pas pu contrôler la vitesse de mon ivresse,

J’ai plongé dans le précipice.

Roue crevée de mon espoir, dégonflées mes ambitions

Tourne la roue de l’infortune, me voilà à plat.

Je manque de carburant, je cherche mon essence,

Je dois passer à la vitesse supérieure,

Me voilà au point mort.

Je n’ai plus de levier pour avancer,

 Plus de direction pour changer ma trajectoire,

Je me retrouve en panne.

Embouteillage dans mon cerveau, les idées ne circulent plus,

Tourne la roue de la destinée,

Me voilà à la remorque.

Je tombe dans les panneaux, infraction au Code Rousseau,

Feux à toutes mes signalisations,

Je suis un mauvais conducteur, un fou du volant,

Je suis une épave, bonne pour la casse.

Zéro de conduite, danger sur la route,

Attention! Ligne blanche,

Tourne la route de l’espérance,

Me voilà en roue libre.

Et tu m’apparais, aux bornes de ma déroute,

Belle passagère, qui trace sur mes doutes,

Le paysage coloré d’une nouvelle route.

 la_route.jpg

Trou Noir

Les souvenirs se consument dans la braise de la mémoire,
Poussières arrachées à notre mélancolie,
En finir avec le passé !

Force du miroir nous reflétant l’aveuglement de notre propre image,
Ombre oscillante entre l’apparence et la peur de la transparence,
En finir avec le mensonge !

La maladie en embuscade, guet-apens du mal d’être
Comme une tumeur qui nous ronge le cerveau,
En finir avec la douleur !

Aux contours des yeux, le regard vieilli,
L’amour est la certitude de ma vie.
En finir avec le silence !

L’obscurité est en proie avec l’éternité,
Je m’échappe du refuge de mes rêves,
En finir avec la mort !

Fée de mes songes

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Troublante Italienne qui épouse les plus belles courbes de mon inspiration,
L'arbre chahuté s'incline et dépose sur vos feuilles neuves sa plus belle sève,
Enraciné, dans votre tendre jardin, je n'ai pour nom de fleurs que passion
Ainsi, va le cours de ma poésie, et, je déploie mes branches dans vos rêves.

Mais je ne suis qu'une poussière d'azur virevoltant dans le ciel poétique,
Parfois, je frissonne sur la couleur d'une humeur et je rie dans un pleur,
Je tourne mes yeux vers le passé pour ne voir que plainte mélancolique,
Mais dans l'instant présent, votre existence me délivre un vrai bonheur.

Ma plume, trempée de désir, femme métamorphose aux lèvres d'encre,
Caresse des mots de nulle part, striptease d'une rime brouillant ma vue,
Sur quel mots, vais-je oser déshabiller la lumière, transparence si tendre,
Et, oui! Ma muse, imaginer votre brillant corps nu, me porte aux nues

Permettez-moi, cette nuit, d'étendre mes ailes vers vous, ma belle,
Le frôlement de vos lèvres où l'on pose un doux baiser de sommeil,
Je le ressens comme un tour de phrase béni où rimes m'ensorcellent,
Fée de mes songes, vous êtes l'essence d'une passion bien naturelle
.

 


Exoute mon amour,


Alizé de mon absence,

Écoute mon espérance

Gémir sur le parfum des fleurs.

-

Maquillage de beauté,

Écoute mes silences

Gémir sur tes douleurs fardées.

-

Ange de la nuit,

Écoute mon insomnie

Gémir sur tes rêves agités.

-

Vestale de tous mes sens,

Écoute mon cri,

Gémir le désir qui s’envole vers toi.

-

Esprit de ma passion liturgique,

Écoute ma foi,

Gémir à ton âme le plus beau des psaumes.

-

Muse harmonieuse de ma vie,

Écoute en moi,

Gémir mon chant, plainte sublime de l’amour.

 

Seul, le vent



Lyrisme, qui m’entraîne, mots à mots, dans la traîne
D’une passion, enveloppant ma vie, mon verbe,
À un rêve de beauté, à t’écrire tant je t’aime.
Menuet, je déposerais à tes rimes une joyeuse gerbe.

Seul, le vent connaît mon cœur désorienté.

Tous ces mots galvaudés dont j’en retire le reflet,
Des sombres clichés aux humeurs chancelantes,
Je les colorie, au miroir des yeux de mon adorée,
D’un bleu d’azur, chassant toute les épouvantes.

Seul, le vent connaît mon cœur désorienté.

Au souffle de l’inspiration, mes lettres s’envolent,
Se perdent, s’affolent et murmurent de se poser
En arpèges de notes dorées, do, la, mi, fa, sol,
Sur le papier musique de l’amour chanté.

Seul, le vent connaît mon cœur désorienté.

Toutes ces images volées au contour d’un regard,
Pellicule du hasard, photographie de l’instantané
Mon écriture mue dans la danse de ma bien aimée,
Et, défile ma vie dans un étrange brouillard !
Seul, le vent connaît mon cœur désorienté.

Le vent, c’est toi, ma muse, au souffle prophétique

 
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